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Enfin un véritable statut pour les personnels techniques du secondaire !!!

publié le 14 mars 2012 à 20:04 par David Meyer   [ mis à jour : 14 mars 2012 à 20:46 ]
Après plus de quatre ans d’immobilisme de la part de la Nouvelle-Calédonie et suite à un transfert mal préparé de l’enseignement secondaire, la Fédération des Fonctionnaires a été contrainte de faire grève à la rentrée scolaire. Après dix jours de mobilisation, nous avons enfin signé un protocole d’accord qui permettra la création d’un corps d’accueil pour les adjoints techniques des établissements publics du second degré. Encore une fois, nous renouvelons nos excuses aux élèves et à leurs familles pour les désagréments que cette grève a occasionnés. Nous tenons également à remercier les associations de parents d’élèves qui ont largement soutenu ce mouvement. 

En juin prochain, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie soumettra ce nouveau statut aux élus du Congrès. Avec le transfert des compétences, il y avait urgence à trouver des solutions pérennes pour ce personnel. Et c’est maintenant chose faite. Nous avons, en effet, obtenu six des sept de nos revendications. L’une des avancées les plus significatives de cet accord est de pouvoir recruter les contractuels de l’État. La création de ce corps d’accueil mettra fin à de nombreuses années de précarité onvenir de leurs enfants est une priorité et que seul èves et à leurs familles que cette grève a accosianpublique d'ù les contrats CDD s'enchaînaient depuis parfois plus de dix ans. Autre avantage important : ces agents bénéficieront aussi d’une meilleure retraite. 

Dorénavant, les personnels techniques sur poste vacant ouverts par l’Etat pourront être titularisés, à raison d’une vingtaine par an, et resteront à la charge du vice-rectorat, c’est à dire de l’État comme le prévoit le transfert de l’enseignement secondaire avec la mise à disposition globale et gratuite. Pour ces postes vacants ouverts par l’Etat, les recrutements se feront pour un tiers sur concours externe ; le reste, c’est à dire les deux tiers, sera réservé aux agents non enseignants justifiant de cinq ans d’ancienneté. 

Une formation sera dispensée, durant le courant de l’année 2012, aux adjoints d’éducation en vue de les préparer au futur concours de conseillers principaux d’éducation qui leur sera proposé en 2013. De plus, pour les adjoints d’éducation faisant fonction de conseillers principaux d’éducation l’ouverture d’un concours interne a été obtenu. 

Dans un souci de préserver la qualité de l’enseignement et de l’encadrement dans les collèges et les lycées, la Fédération a également obtenu une enveloppe de 25 millions pour le recrutement de 7,5 postes à temps plein pour 2012 dans les domaines technique et de surveillance. Ce recrutement répond un besoin humain déjà identifié mais pour l’ensemble des établissements scolaires, les besoins restent immenses. 

Le 8 mars dernier, une mission d’expertise mandatée par le Ministère de l’Education nationale est venue dresser un état des lieux exhaustif du personnel non enseignant. A la même date, deux autres experts des transferts des personnels des collectivités territoriales étaient présents. La Fédération sera destinataire de leurs conclusions. Lors du transfert de l’enseignement secondaire, beaucoup de points sont restés en suspens. La Fédération des Fonctionnaires a toujours été contre les conventions telles qu’elles ont été établies. Il s’agit donc de veiller à la transformation des équivalents temps plein en postes budgétaires, et ainsi appliquer pleinement la loi du pays n°2009-09 du 28 décembre 2009. En clair, veiller à ce que la Nouvelle-Calédonie ne soit pas lésée lors de la fin de la mise à disposition globale et gratuite. 

Dernier point et non des moindres, la prime catégorielle. Un consensus n’a pu être trouvé avec le gouvernement. La Nouvelle-Calédonie a souhaité interroger le tribunal administratif sur cette question. Elle a tout de même reconnue le caractère discriminatoire du non-versement de cette prime et s’est engagé à la compenser par des équivalents d’ici fin 2012 si le tribunal rendait un avis négatif. Cette décision est cruciale puisque si le tribunal administratif rend un avis favorable, la Nouvelle-Calédonie pourrait demander à l’État de payer. Et par voie de conséquence, elle modifierait radicalement les relations entre la Nouvelle-Calédonie et l’État sur ce transfert, qui pour l’instant est désavantageux pour notre territoire. 

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